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Écrit par Administrator
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Dimanche, 09 Mai 2010 20:30 |
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La mutilation génitale féminine (MGF) est une pratique traditionnelle du Burkina Faso et de bien d’autres pays. On l’appelle parfois coupure génitale féminine, circoncision féminine ou excision. Ceci signifie de couper entièrement ou en partie,les lèvres extérieures ou le clitoris. Généralement, les filles sont très jeunes et n’ont pas le choix. La MGF est horriblement douloureuse et n’offre aucun avantage en santé pour les femmes. Cependant, malgré les efforts des autorités pour arrêter cette pratique, elle persiste. Dans nombre de communautés, ne pas subir la MGF peut avoir des conséquences sociales négatives, comme la difficulté de trouver un mari. Ceci signifie qu’il y a une forte pression sociale pour poursuivre cette pratique. La réalité est que la MGF a de nombreuses conséquences dangereuses. Les effets immédiats comprennent une souffrance et des saignements importants. Les coupures sont souvent réalisées avec des couteaux ou des lames sales, ce qui peut provoquer des infections comme le VIH. A long terme, les femmes peuvent connaître de sérieuses difficultés lors des relations sexuelles et des complications à l’accouchement pouvant mener à la mort. Face à ce sérieux problème de violation des droits humains, le gouvernement du Burkina Faso travaille avec des organisations de santé, des responsables religieux, des ONG, des associations de femmes et des leaders communautaires traditionnels pour essayer de changer les attitudes. Il cherche à accélérer le processus de changement social par l’utilisation de médias populaires comme la radio, en tant qu’outil pour diffuser largement le message. Depuis plusieurs années, Radio Évangile Développement participe à la lutte contre la MGF par le biais de ses stations de radio et des activités locales de développement. Ce programme utilise des émissions pour sensibiliser les gens sur les dangers de la MGF. Des équipes de la radio se rendent dans les villages locaux et utilisent le théâtre, les interviews ainsi que les discussions pour présenter les faits et mettre au défi les attitudes traditionnelles. On met en place des groupes de suivi dans les villages, pour poursuivre la sensibilisation.
Étienne Kiemdé
04 BP 8050, Ouagadougou, Burkina Faso. Email :
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Mise à jour le Vendredi, 11 Juin 2010 10:49 |